Ces routes de lave islandaises s’ouvrent seulement 90 jours par an en van

Van Diesel
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La Route 1 trace un ruban noir sur les champs de lave. Le soleil de minuit effleure la mousse verte. Vous êtes en Islande, en van, et ces paysages lunaires ne s’ouvrent qu’une poignée de semaines par an. Entre juin et septembre, les routes F déverrouillent les hauts plateaux. Le reste du temps, la neige les ferme. Cette période transforme Eldhraun et Landmannalaugar en paradis accessibles, loin des foules d’août.

Découvrir les routes de lave : de Reykjavík aux hauts plateaux

Vous atterrissez à Keflavík. La capitale est à 45 minutes. Vous récupérez votre van 4×4 chez un loueur local. Les tarifs oscillent entre 120 et 200 € par jour en 2025, assurance routes F incluse.

La Route 1 vous emmène vers le sud. Les premiers champs basaltiques apparaissent après 90 km. La péninsule de Snæfellsnes déploie ses coulées noires. Le van roule sur l’asphalte, mais les pistes F attendent plus loin.

En été, la Ring Road islandaise révèle ses trésors sur 1332 km. Les routes F208 et F35 ouvrent entre fin mai et fin juillet selon l’année. En 2024, la F208 nord a ouvert le 19 juin. La section sud, plus tard, autour du 1er juillet. Ces dates fluctuent avec la neige.

Ce qui rend ces paysages uniques en été

Aspects visuels et géologiques

Eldhraun étale 10 à 20 km² de lave recouverte de mousse. Ce champ est né de l’éruption du Laki entre 1783 et 1784. La plus grande coulée historique d’Europe. Sous le soleil estival, la mousse vibre d’un vert acide. En hiver, elle disparaît sous la neige.

Landmannalaugar mélange rhyolite et basalte. Les montagnes arborent des jaunes, des rouges et des ocres. Trois champs de lave entourent le site : Hrafntinnuhraun, Námshraun et Laugahraun. Les contrastes explosent sous 20 heures de lumière quotidienne en juin.

Les colonnes basaltiques de Svartifoss surgissent près de Jökulsárlón. Les plages de sable noir bordent les glaciers. Chaque kilomètre offre un contraste. Noir, blanc, vert, bleu.

Histoire et patrimoine volcanique

L’éruption du Laki a marqué l’histoire islandaise. Les cendres ont obscurci le ciel pendant des mois. Les récoltes ont échoué. La population a chuté. Aujourd’hui, Eldhraun reste un témoignage géologique majeur.

Landmannalaugar était une route pastorale. Les bergers traversaient ces plateaux pour rejoindre les pâturages d’été. Aujourd’hui, les randonneurs suivent le Laugavegur, un trek de 80 km qui traverse ces coulées. Les guides locaux confirment que le tourisme en van a explosé ces dix dernières années.

Aucun site n’est classé UNESCO ici. Pourtant, le parc national Vatnajökull protège une partie de ces terres. Comparé aux 80 volcans alignés d’Auvergne, l’Islande offre une échelle et une diversité inégalées.

L’expérience concrète en van sur les routes de lave

Activités principales

Vous empruntez la Route 54 autour de Snæfellsnes. Une boucle de 90 km. Le van file entre champs de lave et côtes sauvages. Pour Landmannalaugar, la F208 s’impose. Un 4×4 est obligatoire. Certains voyageurs prennent le bus depuis Reykjavík.

La traversée du champ de lave Laugahraun prend trois heures. Les randonnées courtes autour des sources chaudes attirent les vanlifers. À Jökulsárlón, les icebergs dérivent dans la lagune. Diamond Beach étale ses cristaux translucides sur le sable noir.

Juin réduit les foules de 70 % par rapport à août. Les campings ouvrent, les routes F aussi. Comme à Senja, les régions nordiques exigent un timing précis. Manquez la fenêtre, et vous manquez le voyage.

Gastronomie et artisanat local

Les villages côtiers servent agneau et poisson frais. Le skyr, non sucré, accompagne les repas. À Kirkjubæjarklaustur, un café familial ouvert depuis 1953 propose des plats traditionnels. Les homards islandais sont pêchés le matin même.

L’artisanat local privilégie la laine lopi. Les pulls tricotés à la main coûtent entre 80 et 150 €. Les bijoux inspirés des motifs vikings se trouvent dans les boutiques de Vík. Respectez les règles : le camping sauvage est interdit près des parcs nationaux. Les campings payants coûtent entre 5 et 15 € par personne.

L’émotion d’un road-trip transformé par la saison

En hiver, ces routes disparaissent. La neige ferme tout. Les hauts plateaux deviennent inaccessibles. En été, la lumière ne se couche jamais. Les champs de lave respirent. Le van devient une fenêtre mobile sur un monde qui n’existe que trois mois par an.

Vous traversez Eldhraun sous un ciel blanc. La mousse craque sous vos pas. Les glaciers brillent au loin. Ce contraste, entre noir et blanc, entre feu et glace, définit l’Islande. Avant de partir, consultez le guide complet de location van pour préparer votre aventure.

Vos questions sur les routes de lave en Islande répondues

Comment accéder et combien ça coûte en van ?

Les vols Paris-Reykjavík oscillent entre 80 et 300 € selon la saison. La location d’un van 4×4 coûte entre 120 et 200 € par jour. Sur sept jours, comptez entre 850 et 1400 €. Les routes F ouvrent entre fin mai et septembre. Reykjavík-Eldhraun fait 250 km. Eldhraun-Landmannalaugar, 70 km via la F208.

Quelles spécificités culturelles à respecter ?

Le camping sauvage est interdit près des parcs nationaux. Les campings officiels coûtent entre 5 et 15 € par nuit. Les Islandais respectent profondément la nature. Suivez les sentiers balisés. Ne marchez jamais sur la mousse des champs de lave, elle met des décennies à repousser.

Comparé à d’autres paysages volcaniques ?

L’Islande offre plus de diversité que l’Etna. Lave, glaciers, plages noires. Eldhraun est dix fois plus vaste que les coulées récentes de Sicile. Les coûts sont 20 % supérieurs, mais l’accès reste gratuit. Comparé à Hawaï, les vols coûtent 30 à 50 % moins cher depuis Paris.

La lumière décline enfin. Le soleil de minuit frôle l’horizon sans le toucher. La mousse d’Eldhraun ondule comme une mer figée. Le van roule vers l’infini basaltique. L’Islande estivale, noire et vivante, imprime son empreinte dans l’âme.

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