Oubliez juillet – ces 26 cols des Alpes se vivent sans foule en septembre

Van Diesel
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Septembre. Un matin brumeux à Thonon-les-Bains. Le lac Léman reflète un ciel automnal clair. Les touristes de l’été sont partis. Le van démarre vers les Alpes. Pas de foule. Pas de file d’attente. Juste 720 kilomètres de route mythique qui s’offrent dans un silence rare. Les 26 cols des Grandes Alpes attendent. Septembre révèle ce que juillet cache sous la foule. Une traversée alpine intime. Économique. Authentique. Les locaux le savent depuis toujours.

Départ de Thonon : l’arrivée en terre alpine

Thonon-les-Bains marque la porte d’entrée. Petite ville savoyarde à 50 kilomètres de Genève. Le lac Léman s’étire sous un ciel limpide. Les premiers virages du van commencent ici.

La Route des Grandes Alpes traverse cinq départements. Haute-Savoie. Savoie. Isère. Hautes-Alpes. Alpes-Maritimes. Chaque région offre son caractère propre. Ses traditions. Ses paysages.

Les routes sinueuses démarrent doucement. Le van s’adapte aux premiers lacets. Les cols approchent. L’altitude monte. L’air devient plus frais. Le col des Aravis n’est qu’un aperçu de ce qui attend plus haut.

La magie automnale : ce qui rend la route unique en septembre

Les paysages qui s’éveillent en couleurs vives

Vingt-six cols ponctuent l’itinéraire. Le col de l’Iseran culmine à 2 764 mètres. Le plus haut col routier des Alpes. La Bonette atteint 2 802 mètres. Chaque sommet révèle des alpages dorés en septembre.

Les lacs glaciaires reflètent les forêts rousses. Les villages savoyards montrent leurs toits de lauze sous un ciel pur. Le Galibier offre des paysages lunaires. Pas un touriste en vue. Juste le bruit du vent et le chant des marmottes.

En juillet, 2 850 véhicules traversent l’Iseran chaque jour. En septembre, seulement 855. Une réduction de 70%. Les routes retrouvent leur calme. Les cols leur âme. Les panoramas leur majesté sans encombrement.

L’héritage du Touring Club : un mythe de 1909 réinventé

Le Touring Club de France crée l’itinéraire en 1909. Objectif : relier les vallées par les cols alpins. Les premiers tronçons datent de la fin du XIXe siècle. Les tronçons d’agrément arrivent au XXe siècle.

L’Iseran ouvre en 1937. Point d’orgue du réseau. Aujourd’hui, la RD902 trace la route principale. Septembre honore ce patrimoine sans les bus touristiques. Les cyclistes disparus. Les motards rentrés. Le van a la voie libre.

Sur la route : expériences concrètes en van

Les étapes emblématiques et randonnées faciles

Deux semaines suffisent pour savourer l’itinéraire. Cinquante kilomètres par jour maximum. Les étapes incluent Morzine, Val-d’Isère, Barcelonnette. Chaque village raconte une histoire alpine.

Le Trail du Chard part du col des Saisies. Dix kilomètres de boucle. Deux heures trente de marche. Vue imprenable sur le massif du Mont-Blanc. Le Balcon du Mont-Blanc offre un panorama époustouflant. D’un côté le Mont-Blanc. De l’autre le massif des Aravis.

La conduite demande prudence. L’Alpe d’Huez compte 21 virages mythiques. Les pentes raidissent dans les hauts cols. Mais les Dolomites préparent bien aux Alpes françaises. Même profil. Même dénivelé cumulé. 18 000 mètres au total.

Saveurs savoyardes : fondue et reblochon en pause van

Les villages étapes regorgent de fromages AOP. Reblochon. Beaufort. Tomme de Savoie. La raclette coûte 19 euros en septembre. Contre 28 euros en juillet. Une économie de 45%.

La tartiflette traditionnelle se déguste à 17 euros à Val-d’Isère. Les repas en van restent abordables. Quinze à vingt-cinq euros par repas. Les festivals d’automne célèbrent la gastronomie locale. Le Festival Fromager d’Automne à Barcelonnette attire les gourmands mi-septembre.

Le génépi se récolte en altitude. Cette plante alpine parfume les liqueurs artisanales. Le massif du Beaufortain propose des dégustations de fromages d’alpage. Les saveurs alpines se révèlent pleinement en septembre.

Le contraste émotionnel : paix automnale vs foule estivale

Les sommets en septembre offrent une solitude rare. Dix-huit mille mètres de dénivelé sans stress. Les campings affichent 35% d’occupation contre 95% en été. Les aires de van accueillent facilement.

Comparer avec les Asturies révèle l’avantage français. Routes plus larges. Infrastructures mieux développées. Prix similaires. Mais authenticité supérieure. Les Alpes en automne transforment le voyage en aventure intime.

Les locaux redécouvrent leurs montagnes après le départ des masses estivales. Les conversations s’allongent. Les sourires reviennent. Le van devient le compagnon idéal d’une redécouverte alpine comme les habitants la vivent vraiment.

Vos questions sur la route des Grandes Alpes répondues

Comment accéder et combien ça coûte en van ?

Depuis Paris, compter 570 kilomètres jusqu’à Thonon-les-Bains. Six heures de route. Lyon est à 140 kilomètres, soit deux heures. Budget total pour deux semaines : 818 euros. Carburant : 155 euros. Hébergement : 263 euros. Alimentation : 280 euros. Activités : 120 euros. Une économie de 442 euros par rapport à l’été.

Quelles traditions alpines découvrir en automne ?

La transhumance se termine en septembre. Les bergers descendent les troupeaux des alpages. Les marchés proposent fromages de transhumance et miel d’automne. Les fêtes de la Saint-Hubert célèbrent la chasse traditionnelle dans les Hautes-Alpes. Le génépi se récolte pour les liqueurs artisanales. Chaque village organise ses festivités locales.

Pourquoi choisir cette route vs Stelvio ou Gotthard ?

Le Passo dello Stelvio en Italie compte 48 virages serrés. Difficile en van. Le Gotthard suisse offre 36 virages. Moins de dénivelé : 1 700 mètres. La Route des Grandes Alpes propose 26 cols. 18 000 mètres de dénivelé total. Routes larges. Accessibilité excellente. Coût moyen par jour : 85 euros contre 145 euros au Stelvio.

Le coucher de soleil orangé au col de la Bonette. Le van s’arrête face à la Méditerranée naissante. L’air frais porte l’écho des cigales. Un silence alpin invite au retour. Les cols gravis restent gravés dans la mémoire. Septembre a tenu sa promesse secrète. Les Alpes appartiennent à ceux qui savent choisir le bon moment.

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